Les acteurs et les problématiques d’infogérance

La compétition, les coûts et la relation client sont autant de critères qui guident les acteurs...

Temps de lecture : 5 minutes
[views]

Le sujet des centres de services  devient central dans un contexte d’information et mondialisation de l’économie des services mais également des produits.

La compétition, les coûts et la relation client sont autant de critères qui guident les acteurs au cour des enjeux.
ANTARES se pose pour dérouler le sujet côté décideurs., à commencer par le Directeur Général et le Directeur des SI (DG, DSI).

L’arbitrage fait apparaître la limite entre les SI délégables et les autres, et l’organisation des services qui en découle.

Le Directeur Général face à l’infogérance

Les prestations d’infogérance s’inscrivent sur le long terme.
De plus en plus, le choix d’externaliser les SI prend une dimension croissante et revient directement à la direction générale de l’entreprise.

Encore faut-il que celle-ci soit consciente des enjeux, des risques et des contraintes de l’opération. Car l’essentiel est que le problème soit posé correctement.

Différentes visions
L’externalisation comporte des enjeux mais aussi des risques.
Elle met en oeuvre de nombreux services de l’entreprise.
Les décisions prises lors de l’externalisation sont un point de non retour.
L’exécution des tâches est délicate.

Infogérance : la stratégie de l’entreprise

Partant du principe que les entreprises sont liées à un métier, confier à un fournisseur la maîtrise en se privant d’avantages compétitifs ou de différenciation peut paraître curieux. Effectivement, beaucoup d’organisations sont dans cette situation :
  • les SI sont un secteur à part entière : banques-assurances, les startups et E-commerçants, les médias,
  • pour les industriels, les SI sont à la conception et développement de l’activité.
  • Processus, fabrication, R&D, marketing…
Infogérance : La stratégie de l'entreprise

Pour d’autres, les SI ne sont pas complètement stratégiques :

  • administration, comptabilité ou gestion
  • gestion personnalisée : personnel, achat, fournisseur, commercial…
  • aide à la décision

Rappelons ce qui est stratégique.
Les processus du SI dont les activités relèvent directement du savoir-faire propre à l’entreprise, et les autres.
Les objets : logiciels, équipements, données.
Ce qui est délégable est ce qui, en termes de choix, de conception et de mise en oeuvre peut-être confié à un prestataire avec un risque limité en cas de qualité insuffisante de la prestation (risque non stratégique).

La Direction des Services Informatiques – DSI

Le Directeur des Services Informatiques est directement concerné par les projets d’infogérance puisque c’est son service qu’on externalise potentiellement. Cela demande donc toute sa participation.

Si l’entreprise fait intervenir un cabinet extérieur, cela lui retire ses responsabilités. Outre son coût, cela peut avoir des conséquences sur l’ensemble du ou des services. Les choix doivent être clairs pour éviter les inquiétudes et démotivations.

Le DSI et ses équipes interviennent sur :

  • définition de l’état des lieux techniques, matériels, logiciels, méthodologiques et organisationnels, conditions et niveaux de services,
  • inventaire et spécifications détaillée des prestations attendues, frontière entre ce qui reste en interne et le reste,
  • exigences requises du prestataire : compétences, niveau de service requis, engagement et suivi
  • critères et conditions de sélection

Les Directions financière, administrative ou de gestion

Ces services sont également centraux dans la réussite du projet d’infogérance. Auquel cas les coûts réels et la rentabilité sont aléatoires.

Exemples :
Les difficultés financières :

  • calcul des coûts de fonctionnement complets de l’informatique avant projet,
  • prix des actifs cédés à l’infogérant : amortissement d’équipements, bail,…,
  • coûts de transfert des licences ou droit d’usage,
  • solvabilité des prestataires,
  • clause et conditions de réversibilité.

La Direction juridique

La mise en place d’un contrat d’infogérance est très complexe et les intérêts du client doivent être respectés. Les difficultés sont :

  • coordination et cohérence d’un contrat de cession d’activité ou de vente d’actifs, avec un contrat d’achat sur la durée,
  • limitations contractuelles liées au droit de propriété, de location, d’usage des éléments constitutifs de la mutation,
  • réglementation relative à la cession d’activités
  • code du travail pour les transferts de salariés
  • clauses de résultats : qualité de service, confidentialité, sécurité, réversibilité…
  • clauses contractuelles d’assurance, perte d’exploitation,…
Les acteurs juridiques

Les Ressources Humaines

Elle organise le transfert des personnels. Les maladresses peuvent être préjudiciables. Cette fonction doit donc : – évaluation des situations personnelles concernées par l’externalisation, – organisation et application de procédures légales : CE, lettres et entretiens personnels, échanges et projets
Les acteurs de l'infogérance - RH

Les Directions utilisatrices

Les clients doivent exprimer leurs exigences vis-à-vis du service requis. Elles doivent notamment :

  • formuler leurs besoins et attentes,
  • gérer la conformité de la prestation : procédures de communication, gestion des incidents, changements,
  • mise en place d’interlocuteurs compétents,
  • production et suivi de budgets

Les services généraux

Dans le cas de déménagement ou transfert informatique ce sont eux qui réalisent les mouvements logistiques, l’aménagement de locaux, de téléphonie, et de sécurité physique.

Infogérance : le point de non retour

Même si le contrat d’infogérance comporte une clause d’irréversibilité, la réalité d’un retour à une informatique interne après externalisation est anecdotique. On a plutôt affaire à un autre prestataire infogérant : on parle de transférabilité.

Effectivement, un retour en arrière implique le retour d’une équipe interne. Or le personnel transféré est affecté chez plusieurs clients.
De même, une nouvelle équipe aurait peu de chances de faire mieux que l’ancienne. La clause de réversibilité laisse souvent apparaître des exigences trop élevées, incombant plutôt à l’attributaire qu’à l’infogérant.

Le caractère définitif est d’autant pus fort que l’infogérance est globale. Il faut donc être au plus près de l’impact du changement pour encaisser les bénéfices. La question de la maturité des parties est essentielle.

Sur le même thème vous trouverez l’article suivant :

Pourquoi externaliser les SI ? 

Autres Publications

Conflit au Moyen-Orient : des attaques de drones frappent physiquement des centres de données AWS et posent une nouvelle ère pour la sécurité des infrastructures numériques

Les attaques de drones liées au conflit au Moyen-Orient ont pour la première fois touché physiquement plusieurs centres de données du cloud AWS aux Émirats arabes unis et à Bahreïn, causant des dommages structurels, des pannes de services cloud essentiels et des recommandations de migration des workloads ; cet épisode met en lumière la nécessité pour les DSI d’intégrer la résilience physique de leurs infrastructures et des stratégies de continuité robustes — un enjeu central que l’infogérance et la supervision experte d’ANTARES permettent d’adresser avec efficacité.

Souveraineté numérique : l’Europe accélère face aux tensions géopolitiques et à la dépendance cloud

Dans un contexte géopolitique incertain et face à une dépendance accrue aux hyperscalers extra-européens, la souveraineté numérique s’impose comme un enjeu stratégique pour les DSI. Entre nouvelles réglementations européennes (NIS2, DORA, Cyber Resilience Act), exigences de certification et nécessité de maîtriser les architectures cloud hybrides, les organisations doivent repenser leur gouvernance IT. La souveraineté devient un sujet d’architecture et d’infogérance, au cœur des priorités des directions des systèmes d’information.

La croissance des services managés redessine le modèle de l’infogérance

En 2026, les services managés ne se limitent plus à l’exploitation technique des infrastructures : ils deviennent un levier stratégique de performance et de résilience pour les DSI. Portée par la généralisation du cloud hybride, l’automatisation des opérations et l’intégration systématique de la cybersécurité, l’infogérance évolue vers un modèle proactif, orienté résultats et piloté par des indicateurs métiers. Cette transformation impose aux organisations de s’appuyer sur des partenaires capables d’orchestrer l’ensemble de leur système d’information, du socle infrastructure jusqu’à la supervision avancée des environnements critiques.